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sur Frontignan

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sur Mireval

Marianik VAN COTTHEM (06 29 03 89 01).




EDF assigné en justice pour ses activités au Mexique

Le 13 octobre 2020, des défenseurs des droits humains de la communauté autochtone du village d'Unión Hidalgo, au sud du Mexique, ont assigné EDF en justice avec l'association mexicaine ProDESC et le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains, établi à Berlin. Le contentieux porte sur le projet Gunaa Sicaru d'implantation d'un champ d'éoliennes aux dimensions industrielles, sans consultation préalable de la population.

Si ce projet voit le jour, 115 éoliennes, culminant à 70 ou 80 mètres de hauteur, pourraient « a priori » être implantées demain à proximité des habitations, tout autour du village. « A priori », car, comme le souligne Guadalupe Ramirez, l'une des plaignantes, la population n'a pas son mot à dire sur ce projet : « Nous sommes souvent les derniers informés des avancées des projets. Par exemple, EDF a décidé au dernier moment, sans rien nous dire, de modifier le nombre et la hauteur des mâts du parc. Comment l'entreprise peut-elle prétendre se soucier du développement d'Unión Hidalgo de cette manière ? »

Ce manque d'information est d'autant plus inquiétant que les personnes critiques à l'égard du projet se voient intimidées, insultées et même menacées de mort... dans une région où des opposants à ces champs d'éoliennes ont déjà été assassinés [1].

Les personnes critiques à l'égard du projet se voient intimidées, insultées et même menacées de mort

Les défenseurs d'Unión Hidalgo, ProDESC et le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains ont donc assigné EDF en justice. Ils exigent que l'entreprise suspende son projet tant que les populations n'ont pu donner leur consentement libre, préalable et éclairé et tant que des menaces continuent de peser sur les défenseurs de la communauté.

Une première

C'est la toute première action en justice, initiée en France, par une communauté indigène en Amérique latine. L'assignation en justice s'est faite en invoquant la loi sur le devoir de vigilance. Adoptée en France en 2017, cette loi, pour laquelle le CCFD-Terre Solidaire s'est fortement mobilisé, impose à toutes les grandes entreprises françaises de respecter les droits humains et l'environnement dans toutes leurs activités, que ce soit en France ou à l'étranger.

EDF a violé le droit international et la Constitution mexicaine

Or, dans le cas d'Unión Hidalgo, EDF a violé le droit international et la Constitution mexicaine en signant des contrats de fourniture d'énergie et des contrats d'usufruit sur des terres communales avant d'avoir obtenu le consentement des communautés autochtones.

L'entreprise a également failli dans l'identification des risques et la mise en oeuvre de mesures de protection des communautés. Cherchant à se parer des vertus de la participation, elle a organisé a posteriori des « consultations ». Mais ces consultations de façade ont été biaisées, comme en témoigne Guadalupe Ramirez : « Une “consultation” a été organisée autour de ce projet, mais bien loin des standards internationaux, notamment ceux de l'Organisation internationale du travail. Il s'agissait de réunions rassemblant 400 personnes au plus, se prétendant représentatives d'une population de 14 000 personnes ! Des crieurs étaient payés pour couvrir nos voix et nous empêcher de nous exprimer. »

L'Etat français, actionnaire majoritaire d'EDF

En vertu de la loi sur le devoir de vigilance, c'est à des juges français de se prononcer sur le respect, ou non, des droits humains par EDF à Unión Hidalgo. En effet, cette loi impose à EDF de s'assurer que ses filiales et partenaires commerciaux à l'étranger respectent bien les droits humains dans toutes leurs activités. Les juges français pourraient donc, enfin, contraindre EDF à respecter la loi mexicaine et le droit international, et à modifier ses pratiques en conséquence.

L'indispensable transition écologique ne peut se faire en violant les droits des populations, les législations locales et le droit international.

Dans les prochains mois, des auditions vont avoir lieu au tribunal judiciaire de Paris. Le CCFD-Terre Solidaire va accompagner les plaignants et les associations dans cette procédure, pour faire connaître leur juste combat. Nous allons en outre solliciter le gouvernement, les ministères et les députés à l'Assemblée nationale. Car l'État français, actionnaire majoritaire d'EDF, avec 83 % de son capital, ne peut pas se rendre complice de ces violations aux droits humains.

L'indispensable transition écologique ne peut se faire en violant les droits des populations, les législations locales et le droit international. C'est au nom de cette conviction que le CCFD-Terre Solidaire soutient les justes revendications de la communauté d'Unión Hidalgo.

Par Swann Bommier, chargé de plaidoyer régulation des multinationales

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[1] En juin 2020, le quotidien britannique The Guardian rapportait le meurtre de 15 personnes, tuées pour s'être opposées à un projet éolien affectant une lagune et ses abords, utilisés pour la pêche et l'agriculture.


Indonésie : l'impact de l'industrie minière sur la pêche en BD

Cette bande dessinée de notre partenaire Kiara, traduite en français, illustre comment l'exploitation minière endommage les littoraux et appauvrit les pêcheurs, en Indonésie comme ailleurs.

Depuis 2011, le CCFD-Terre Solidaire soutient KIARA qui regroupe 9 organisations de pêche artisanale ou des métiers de la pêche en Indonésie : fumage poissons, production de sel, aquaculture...
Kiara défend les droits des ouvriers (souvent en quasi-esclavage) sur les bateaux de pêche industrielle et les ouvriers dans les usines de transformation. L'organisation appuie aussi la défense d'écosystèmes et notamment des mangroves, indispensables pour la reproduction de poissons.
Son action vise à renforcer ses organisations membres afin qu'elles puissent de faire entendre auprès du Gouvernement Indonésien. L'organisation a un volet spécifique pour l'appui aux groupements de femmes de pêcheurs.
Elle lutte notamment pour que la mention de "femme pêcheuse" soit inscrite sur leur carte d'identité, afin de pouvoir bénéficier, comme les hommes des aides accordées par le gouvernement.

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60 fois merci pour votre soutien, année après année

L'année 2021 marque le soixantième anniversaire du CCFD-Terre Solidaire. Et nous tenons à vous remercier pour le chemin parcouru avec nous !


Montée des eaux : la construction des polders est-elle adaptée ?

En Indonésie, la construction de polder est souvent présentée comme un projet de développement et un moyen de répondre à la montée des eaux. Mais cette politique, alliée une privatisation des côtes, posent de nombreux problèmes aux communautés qui vivent de la pêche en Indonésie. Ils le racontent à travers cette BD que nous avons traduite en Français










Depuis 2011, le CCFD-Terre Solidaire soutient KIARA qui regroupe 9 organisations de pêche artisanale ou des métiers de la pêche en Indonésie : fumage poissons, production de sel, aquaculture...
Kiara défend les droits des ouvriers (souvent en quasi-esclavage) sur les bateaux de pêche industrielle et les ouvriers dans les usines de transformation. L'organisation appuie aussi la défense d'écosystèmes et notamment des mangroves, indispensables pour la reproduction de poissons.
Son action vise à renforcer ses organisations membres afin qu'elles puissent de faire entendre auprès du Gouvernement Indonésien. L'organisation a un volet spécifique pour l'appui aux groupements de femmes de pêcheurs.
Elle lutte notamment pour que la mention de "femme pêcheuse" soit inscrite sur leur carte d'identité, afin de pouvoir bénéficier, comme les hommes des aides accordées par le gouvernement.

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Migrants / Maroc : un programme d'urgence pour faire face au Covid-19

En pleine pandémie de Covid-19, l'institut Prometheus pour la démocratie et les droits humains, partenaire marocain du CCFD-Terre Solidaire, a lancé un nouveau projet pour aider les personnes migrantes dans le pays.

Au 9 décembre, le Maroc a enregistré 388 184 cas de Covid-19 et 6 427 morts. C'est le troisième pays d'Afrique le plus touché par la pandémie, après l'Afrique du Sud et l'Égypte. Un confinement strict a été mis en place de mars à juin, impactant très fortement l'économie du pays. Le taux de chômage est passé de 8 à 12 % selon le Haut-commissariat au plan : les femmes, les travailleurs informels, les personnes en situation de handicap, les personnes migrantes sont les plus touchés par la crise.

Le 11 Juin 2020, les autorités ont commencé à assouplir progressivement les mesures de confinement d'assouplissement. Mais le 25 Juillet, jour de la fête de l'Aïd, les contaminations sont reparties fortement à la hausse avec 1 046 cas en une journée. Le 26 juillet, plusieurs villes comme Casablanca, Marrakech et Tanger, ont été reconfinées. Certaines grandes villes comme Casablanca sont aujourd'hui toujours soumises à des mesures strictes (couvre-feu, déplacements limités).

L'État a privilégié une gestion sécuritaire de l'épidémie

Un fond [1] de lutte contre le Covid-19 a été créé pour aider notamment les travailleurs du secteur informel. Mais beaucoup d'entre eux, non recensées, n'ont pas pu y accéder. Des mesures économiques ont été également mises en place pour aider les particuliers et les entreprises. Mais cela ne saurait résorber l'impact massif que la crise va avoir sur les Marocains et les Marocaines les plus précaires.

L'État a, avant tout, privilégié une gestion sécuritaire de l'épidémie : patrouilles, surveillance de masse, gestion électronique des mouvements par la police. Les arrestations et poursuites judiciaires des voix dissidentes se sont renforcées depuis la crise.

La société civile reste mobilisée

Notre partenaire l'institut Prometheus pour la démocratie et les droits humains (IPDDH) a pu continuer d'avancer sur certains de ses projets. Il a notamment réalisé une étude sur le droit au logement financée par le CCFD-Terre Solidaire « Analyse et évaluation des politiques publiques de logement au Maroc » traitant, entre autres, de la question de l'habitat insalubre. De nombreuses recommandations d'ordres réglementaire, économique et sociale, ont été formulées comme celle d'assurer pour les habitants de bidonvilles un logement convenable, respectant la dignité humaine. Ces recommandations ont été présentées aux groupes parlementaires.

Par ailleurs, l'IPDDH a formé les personnes les plus impactées par les politiques de logement, notamment celles qui habitent dans les bidonvilles. L'objectif est de les doter d'outils et de les former aux mécanismes pour initier une procédure auprès du rapporteur spécial de l'Onu sur le droit au logement convenable.

Enfin, le projet prévoit également un accompagnement des personnes arrêtées pendant les manifestations organisées par les habitants de bidonvilles suite à la destruction de leur habitat sans solution convenable de relogement.

Un projet d'urgence dédié aux migrants

L'IPDDH a par ailleurs lancé un projet d'urgence pour aider les personnes migrantes pendant la crise. Plus de 400 migrants dans différents quartiers de Rabat, la capitale, en ont déjà bénéficié. L'institut a d'abord proposé de distribuer des fonds via des opérations bancaires et en bons d'achat. Mais cela s'est avéré compliqué à mettre en place, notamment pour ne pas compromettre l'identité des personnes sans papiers.

Distribuer de l'argent aux migrants « était l'option la moins traçable et la plus humaine »
Safaa de l'IPDDH

Quant aux bons d'achats, la plupart des migrants n'avait pas la possibilité de se déplacer, d'acheter en quantité ou de stocker les denrées. L'IPDDH a finalement décidé de distribuer directement de l'argent en espèces : « C'était l'option la moins traçable et la plus humaine » précise Safaa, chargée de projets à l'IPDDH.

Un appel sur Facebook

Pour identifier les personnes dans le besoin, l'IPDDH a aussi lancé un appel sur Facebook auquel des associations travaillant avec les migrants ont répondu. L'institut a également lancé une campagne de solidarité sur le terrain, en distribuant des paniers alimentaires, des masques et des antiseptiques. 650 personnes dont 400 familles et 278 femmes en ont bénéficié.

650 personnes dont 400 familles et 278 femmes ont bénéficié de la campagne de solidarité

Cette expérience d'aide d'urgence a montré la nécessité d'aider les personnes migrantes sur la durée, avec l'idée de créer un centre d'accueil ou une plateforme qui leur serait exclusivement dédiée, en collaboration avec les associations travaillant avec les migrants.

Par l'IPDDH


[1] Le montant global collecté par le Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du coronavirus (Covid-19) au Maroc a atteint 3,64 milliards de dollars (33,7 milliards DH) fin juillet 2020, selon la trésorerie générale du Royaume.


Offre d'emploi : Chargé.e de mission plaidoyer souveraineté alimentaire et climat (F/H)

Acteur historique du changement dans plus de 60 pays, le CCFD-Terre Solidaire agit contre toutes les formes d'injustices. Nous œuvrons pour que chacun voie ses droits fondamentaux respectés : manger à sa faim, vivre dignement de son travail, habiter dans un environnement sain, choisir là où construire sa vie…
Un monde plus juste et plus fraternel est déjà en action, car chacun porte en lui une force de changement. Notre engagement pour plus de justice et de solidarité prend racine dans la pensée sociale de l'Église. Par notre action individuelle et collective, nous proposons et soutenons des solutions politiques et de terrain.

+ de 400 organisations partenaires
700 projets internationaux dans 63 pays
15 000 bénévoles
2,2 millions de bénéficiaires

Depuis plus de 5 ans, le CCFD-Terre Solidaire porte un plaidoyer pour faire reconnaître et prendre en compte dans les espaces de négociations internationales (COP) et les politiques publiques les liens entre la souveraineté alimentaire et la justice climatique. Ce sont des enjeux inextricablement liés, les impacts des dérèglements climatiques risquant d'entraîner une dégradation des capacités de production, une hausse de l'insécurité alimentaire, etc…
Face à cela des alternatives existent, comme l'agroécologie paysanne, mais elles demandent à être soutenues et renforcées pour permettre une réelle transition de nos sociétés. Et dans le même temps, il nous faut accroître notre vigilance face aux fausses solutions promues par des acteurs économiques et politiques qui ne souhaitent pas que soient remis en question des modes de production et de consommation pourtant destructeurs pour l'environnement, le climat et les populations.
Aussi le CCFD-Terre Solidaire a publié en 2018 le rapport « Nos terres valent plus que du carbone » qui analyse plus en profondeur la question de la séquestration du carbone dans les sols agricoles présentée comme une solution miracle pour absorber les émissions de GES anthropiques. Mais ce focus sur la séquestration nous détourne de l'impératif prioritaire d'une réduction drastique des émissions et d'une transformation en profondeur de nos systèmes agricoles et alimentaires. Ce focus prend désormais la forme de mécanismes de compensation carbone qui se multiplient tant au niveau français, qu'européen ou international. Ces mécanismes sont dangereux pour le climat et pour la souveraineté alimentaire des populations. Ils seront notamment au cœur des enjeux de la COP 26 prévue en novembre 2021.

Dans ce contexte, un poste de chargé.e de mission plaidoyer Souveraineté Alimentaire et Climat est à pourvoir au sein de la Direction du Plaidoyer du CCFD-Terre solidaire, en contrat à durée indéterminée.

MISSIONS

Sous la responsabilité hiérarchique de la Responsable du Service Souveraineté alimentaire - Climat de la Direction du Plaidoyer, le.la chargé.e de mission est en charge de la mise en œuvre de la stratégie souveraineté alimentaire et climat.

Pour ce faire il/elle a pour mission d'élaborer, d'appliquer et d'évaluer une stratégie de plaidoyer souveraineté alimentaire et climat, pour influer sur les décisions des responsables politiques et économiques.

ACTIVITES PRINCIPALES

A cette fin, il/elle est chargé/e de :
- Proposer, actualiser et mettre en œuvre la stratégie de plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire sur souveraineté alimentaire et climat (recherche et publication de rapports de plaidoyer, élaboration de recommandations, négociations et stratégie d'influence auprès des pouvoirs publics et des élu.es, représentation, contribution à la mobilisation), en favorisant la collaboration avec les partenaires du Sud du CCFD-Terre Solidaire
- Mener à bien des études, contribuer et/ou coordonner des travaux d'analyse sur la thématique souveraineté alimentaire et climat, et travailler à l'élaboration et à la publication de rapports de plaidoyer sur ces sujets
- Participer à des projets transversaux inter-directions ou au niveau associatif en contribuant à leur dimension plaidoyer (exemple : définition, élaboration et mise en œuvre des campagnes sur la thématique souveraineté alimentaire)
- Etre amené.e à représenter le CCFD-Terre Solidaire dans les lieux de concertation français, européens et internationaux avec les pouvoirs publics en lien avec la thématique souveraineté alimentaire et climat
- Etre amené.e à représenter le CCFD-Terre Solidaire au sein des collectifs français, européens et internationaux qui travaillent sur la souveraineté alimentaire et le climat (notamment RAC, CAN, CLARA, CIDSE) en contribuant à la structuration de ces dynamiques, à la production d'une expertise collective et à des actions communes et identifier les alliés, et créer des alliances stratégiques
- Répondre aux sollicitations medias ou proposer des éléments de communication sur le plaidoyer souveraineté alimentaire et climat en lien ou sur demande de la direction de la communication et de l'information, et après validation interne,
- Contribuer aux réflexions relatives à la mobilisation citoyenne (réseau de bénévoles, mobilisation en ligne) et à la communication en lien avec la thématique souveraineté alimentaire et climat
- Assurer la diffusion de l'information interne et la formation sur le plaidoyer souveraineté alimentaire et climat, en particulier auprès du réseau
- Assurer la capitalisation et l'évaluation du plaidoyer mené par le CCFD-Terre Solidaire sur souveraineté alimentaire et climat

- Intervenir dans des conférences publiques sur les sujets liés au plaidoyer souveraineté alimentaire et climat

Il/elle mènera sa mission en relation étroite avec l'équipe DPL ainsi qu'en lien avec les personnes, services et directions du CCFD-Terre Solidaire impliqués dans les dossiers dont il/elle à la charge

PROFIL ATTENDU

• Formation supérieure en sciences politiques, relations internationales, droit, développement rural, environnement
• Expérience professionnelle de 3 ans exigée incluant des aspects de plaidoyer et de négociation
• Connaissances approfondies sur les enjeux souveraineté alimentaire et climat en particulier dans les pays en développement
• Bonne connaissance du CCFD-Terre solidaire et adhésion à ses valeurs
• Expérience terrain dans un pays en développement est un plus
• Sens politique, stratégique et de la diplomatie
• Solides capacités d'analyse et de synthèse, bon rédactionnel, rigueur
• Aisance dans le travail collaboratif et concerté
• Capacités d'initiative et réactivité, particulièrement en contexte contraint (délai court, enjeu important, …)
• Compétences pédagogiques et de communication
• Très bon niveau en anglais obligatoire (écrit et oral). La connaissance de l'espagnol est un plus
• Maîtrise des outils informatiques et des réseaux sociaux

Disponibilité pour des déplacements à l'étranger, et en France, en soirée ou le week-end.
Disponibilité pour des sollicitations media.

CONTRAT

Il s'agit d'un poste en contrat à durée indéterminée à temps plein (sur la base d'un forfait annuel de 205 jours de travail). L'emploi sera localisé à Paris, 4 rue Jean Lantier, 75001, au siège de l'association. Les modalités d'organisation dans le contexte actuel seront évoquées en entretien.

Rémunération brute annuelle : 39k€ (sur 13 mois). Statut cadre. Mutuelle. Titres repas.

Le poste est à pourvoir rapidement, idéalement le 1er mars 2021.

Les candidatures sont à adresser sous la référence 837, au plus tard le 8 janvier 2021 à l'adresse suivante :

Le CCFD-Terre Solidaire se garde le droit d'entériner le processus avant la date indiquée. Toute personne envoyant un dossier de candidature recevra une réponse, merci de ne pas appeler.


Offre d'emploi : Assistant.e du service Appui et Financements Institutionnels

Acteur historique du changement depuis près de 60 ans, le CCFD-Terre Solidaire agit contre toutes les formes d'injustices. Nous œuvrons pour que chacun voie ses droits fondamentaux respectés : manger à sa faim, vivre dignement de son travail, habiter dans un environnement sain, choisir là où construire sa vie…
Un monde plus juste et plus fraternel est déjà en action, car chacun porte en lui une force de changement. Notre engagement pour plus de justice et de solidarité prend racine dans la pensée sociale de l'Église. Par notre action individuelle et collective, nous proposons et soutenons des solutions politiques et de terrain.

+ de 400 organisations partenaires 700 projets internationaux dans 63 pays
11 000 bénévoles 2,2 millions de bénéficiaires
Un poste d'assistant.e du service est à pourvoir en contrat à durée indéterminée au sein du service Appui et Financements Institutionnels (9 personnes) de la Direction des Partenariats Internationaux.

MISSION

Sous la responsabilité du Responsable du service, l'assistant.e de service assure des activités administratives en lien avec l'équipe composée de quatre chargé.es de mission et quatre chargé.es de gestion financière.

ACTIVITES PRINCIPALES

Assurer le secrétariat général du service

  • Assurer la logistique des réunions et la gestion matérielle et administrative du service (courrier, fournitures, …)
  • Faciliter la communication avec les autres Services et Directions
  • Rédiger de comptes rendus, notes de synthèse, préparation de présentations sur PowerPoint, relecture et correction orthographiques des dossiers / courriers du service, finalisation (mise en page des dossiers) ;
  • Organiser de la documentation générale du Service et de l'archivage physique et informatique

Gérer l'assistanat projet :

  • Assurer la mise en forme et l'envoi des communications externes : courrier partenaires et bailleurs
  • Suivre et coordonner la partie administrative des projets cofinancés : classement, archivage, reprographie de documents
  • Recueillir des informations et des documents pour la constitution des dossiers administratifs pour les bailleurs et les transmettre.
  • Mettre à jour, dans une base de données/tableau de bord, des informations administratives des projets soutenus
  • Traduire des documents ponctuellement (anglais et espagnol)
  • Appuyer l'équipe sur le suivi des procédures Lutte anti-blanchiments et terrorismes et autres procédures bailleurs (criblage, alertes…).
  • Appuyer l'équipe sur la veille des opportunités de cofinancements en lien avec les projets des partenaires

Préparer les missions du service :

  • Organiser des missions et déplacements en France et à l'étranger : billets d'avion, assurance, visas, notes de frais, hébergement
  • Réaliser le suivi des missions d'appuis du service (tableau de bord)

Réaliser le suivi budgétaire du service (en lien avec les chargées de gestion financière)

  • Gérer le budget de fonctionnement du Service dans sa partie administrative : mise en paiement, suivi, rapprochement avec la comptabilité
  • Faire le suivi administratif de la réception des fonds bailleurs
  • Préparer des demandes de règlement aux partenaires ou prestataires
  • Réaliser le suivi sous Excel, pointage et relance des accusés de réception de fonds
  • Participer à la préparation administrative des audits : copie des justificatifs, préparation des dossiers)

PROFIL :

  • Expérience confirmée de 3 ans minimum et réussie dans une fonction d'assistanat, idéalement au sein du secteur associatif
  • Connaissance de base des procédures administratives des bailleurs publics français et européens
  • Expérience dans l'archivage et la documentation en milieu exigeant
  • Maîtrise des outils bureautiques : Word, Excel, base de données, internet, messagerie, PowerPoint
  • Espagnol et anglais écrits professionnels indispensable
  • Intérêt pour les missions du CCFD-Terre Solidaire et sensibilité à la solidarité internationale
  • Autonomie, rigueur, bonne organisation, esprit d'initiative
  • Bon relationnel, capacité à travailler en équipe

CONTRAT

Ce poste est basé à Paris au siège du CCFD-Terre Solidaire, 4 rue Jean Lantier 75001 Paris.

Il s'agit d'un contrat à durée indéterminée à temps plein. Le poste est à pourvoir idéalement à compter du 1er février 2021.

Rémunération brute annuelle : 30,8 k€ (sur 13 mois). Statut employé. Mutuelle. Titres Repas.

Les candidatures avec lettre de motivation et CV sont à adresser dès que possible et avant le 10 janvier 2021, sous la référence 836, par courriel à : ccfd-273076@cvmail.com

Merci de noter que les entretiens auront lieu à compter du 11 janvier 2021.

Le CCFD-Terre Solidaire se garde le droit d'entériner le processus avant la date indiquée. Toute personne envoyant un dossier de candidature recevra une réponse, merci de ne pas appeler.


Indonésie : l'histoire de Martinus, paysan engagé contre les accaparements de terre

Un jour, le gouvernement s'est accaparé les terres de sa communauté et a rasé les caféiers qu'elle y avait planté. Devant l'injustice, Martinus s'est levé et investi dans un syndicat paysan pour prendre la tête de la résistance.

Il s'exprime avec une droiture de statue, le débit paisible et le regard clair. Il émane de Martinus Sinani l'expression d'un équilibre intérieur... Alors quand elle surgit calmement dans ses mots, sa colère n'en apparaît que plus irrécusable.

Martinus est cultivateur, sur l'île de Florès dans la province indonésienne de Nusa Tenggara Timur.

Il fait pousser du café, des clou de girofle, de la vanille, du gingembre, riz et des légumes, comme bien d'autres dans son village de Kampoeng Mbohang.

Il a l'ambition simple de parvenir à donner une éducation décente à ses sept enfants. Sa scolarité s'est arrêtée au lycée.

Un jour de 2002, le gouvernement local prend l'initiative de faire raser tous les caféiers semés quelques années auparavant par les paysans de sa communauté. Les autorités allèguent que ces plantations sont illégales car la zone est classée forestière. Il hoche la tête et appuie ses mots quand il dit le sentiment d'injustice qui l'a alors envahi.

« Aussi loin que nos ancêtres se souviennent, ces terres nous appartiennent, à nous populations autochtones des sociétés traditionnelles qui les occupons et y travaillons ! »

Accaparement et violences

La communauté résiste, pendant des mois.

La tension monte, jusqu'à la confrontation, violente. « En face de nous, il y avait des militaires, la police ainsi que des milices payées par le gouvernement. »

Des événements qui restent gravés dans la mémoire de Martinus : au cours des affrontements, six personnes ont perdu la vie, et quatorze autres sont restées invalides à vie.

« Et nous n'avons pas obtenu la moindre compensation, ni pour les dommages infligés aux personnes victimes des affrontements, ni pour la perte des caféiers ! »

À la suite de ce saccage, la situation économique de la petite centaine de villageois et villageoises directement affectée s'est fortement dégradée, car la vente du café représentait un part importante des budgets familiaux.

En 2003, Martinus décide alors de s'engager dans une organisation locale afin de défendre les droits de sa communauté.

« J'ai ressenti le besoin de me battre non seulement pour moi, mais aussi pour les autres, toutes ces personnes défavorisées qui souffraient de ne plus avoir accès à leur terre, et se retrouvaient dans l'incapacité de subvenir correctement à leurs besoins. Mais nous restions trop faibles… »

Il rejoint le syndicat paysan SPI et organise la résistance

Alors en 2006 il rejoint le Serikat Petani Indonesia (SPI), principal syndicat paysan indonésien, dont l'envergure nationale et la réputation internationale laissent à la population locale l'espoir d'inverser le rapport de force.

« Les gens ont lutté et protesté, ensemble et sans relâche. »

Et elle y est parvenue. « Les gens ont lutté et protesté, ensemble et sans relâche. » L'exposé de la situation est remonté au niveau régional, puis provincial et enfin jusqu'à la capitale.

À force de ténacité, les autorités ont dû renoncer à la répression.

« Et aujourd'hui, ces terres sont toujours aux mains des populations locales ! Petit à petit, nous avons replanté du café, du gingembre, du maïs, des bananes, etc. C'est extrêmement important de s'unir pour pouvoir être écoutés. C'est ce qui a forcé le gouvernement à nous considérer comme des interlocuteurs, aussi bien sur le plan politique que pour le respect de nos droits coutumiers. »

Aujourd'hui, Martinus est devenu président de la branche provinciale du SPI au Nusa Tenggara Timur. Il circule de village en village afin de faire prendre conscience à leurs membres de l'importance de s'organiser pour faire avancer leurs buts.

Il ne s'est pour autant pas senti aspiré par la notabilité. « Pendant toutes ces années, je suis resté un paysan pauvre, et j'ai vraiment dû trimer très dur pour m'en sortir avec ma famille. Mais cela reste un privilège quand je pense à l'injustice qui frappe les membres de notre communauté qui ne pouvaient plus travailler. C'est ce qui m'a motivé dans le partage de mon temps entre ma famille, mes champs et mon engagement militant. »

Il parle de sa charge comme d'une mission nécessaire, un sacerdoce même pour ce paysan qui l'ancre dans sa foi catholique.

« Pour moi, la terre a été créée par Dieu pour que les humains puissent y vivre et en vivre. Je trouvais profondément anormal que les plus puissants se l'accaparent et que les petits soient privés des moyens de nourrir leur famille. J'ai ressenti comme un devoir, en devenant membre de ce syndicat, d'agir pour les aider et tenter de les sauver. »

Patrick Piro


Journée internationale des migrations : une journée avec les associations engagées sur le terrain dans les environs de Calais

A l'occasion de la Journée internationale des personnes migrantes, écoutez notre premier podcast en immersion avec les associations qui défendent les droits des migrants dans les environs de Calais

Nous avons été témoins de scènes de violences intolérables place de la République à Paris lundi 24 novembre. Cette violence reflète le quotidien des personnes migrantes et des bénévoles d'associations à Briançon, dans la vallée de la Roya, à Calais…

C'est dans ce contexte que Marie, coordinatrice de la Plateforme des Soutiens aux Migrantes et migrants, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, et Sidonie, journaliste mandatée par le CCFD-Terre Solidaire, se sont rendues en « immersion », le même jour, à la frontière franco-britannique.

La jour se lève sur un campement de migrants dans les environs de Calais
La jour se lève sur un campement de migrants dans les environs de Calais ©Sidonie Hadoux/CCFD-Terre Solidaire

Leur objectif ? Dénoncer les violences accrues à l'encontre des personnes migrantes et la politique de persécution mise en place, accentuée depuis le début de la crise sanitaire. Mais aussi et surtout témoigner de l'engagement fort et imperturbable des associations sur place.

Deux bénévoles se préparent à partir en maraude à la rencontre des personnes migrantes
Deux bénévoles se préparent à partir en maraude à la rencontre des personnes migrantes ©Sidonie Hadoux/CCFD-Terre Solidaire

Au sein d'une maraude du Secours Catholique, auprès des équipes de Human Rights Observers en plein démantèlement de campements, ou dans la « maison sésame » tenue par Sylvie, citoyenne du village d'Herzele, ce podcast vous invite à la rencontre de ces personnes qui agissent sans relâche pour défendre des droits les plus fondamentaux aujourd'hui bafoués.

Parce que nous sommes tous ébranlés par les scènes de la place de la République, parce que ces situations ne sont pas nouvelles mais quotidiennes dans de nombreux endroits de France, indignons-nous et mobilisons-nous !

Solène Bedaux, chargée de mission migrations

sujet : Migrations

Semences paysannes : la fable du loup et de l'agneau revisitée

Cette nouvelle parodie de la fable de La Fontaine "Le loup et l'agneau" s'inspire du combat mené par de nombreuses organisations paysannes pour défendre l'usage des semences paysannes dans une dynamique agroécologique. Des rimes et de l'humour pour incarner cette dimension forte de l'agroécologie qui passe par l'action collective et politique

Le programme TAPSA soutient les initiatives œuvrant à reconstruire des droits collectifs et des systèmes semenciers autonomes.

Plus qu'une technique agricole, le modèle d'agroécologie défendu par TAPSA initie un cercle vertueux aux impacts économiques, politiques, environnementaux.

Pour en savoir plus, consultez notre dossier L'agroécologie, une réponse concrète au problème agricole mondial.


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- mis à jour le : mercredi 6 janvier 2021 -